Lancement du Parc Frontalier Geer & Meuse
21 novembre 2025 – Le Parc Frontalier Geer & Meuse est un nouveau partenariat entre les communes de Maastricht et Eijsden-Margraten (Pays-Bas), Riemst (Flandre) et Visé, Bassenge et Oupeye (Wallonie). Ces six communes s’engagent ensemble, au-delà des frontières linguistiques, provinciales et nationales, en faveur de la nature, d’un paysage résilient, de la mobilité douce et du tourisme durable. De nombreux projets concrets sont déjà programmés dans les mois et les années à venir.
Profondément reliés
Le Parc Frontalier Geer & Meuse est situé sur le territoire des six communes partenaires, entre les villes de Liège, Tongres et Maastricht. Ce paysage est un élément unificateur, avec un sous-sol calcaire commun et un patrimoine caractéristique. Dans le passé, les communes ont déjà collaboré sur un réseau de sentiers de randonnée transfrontalier sous l’impulsion du Regionaal Landschap Haspengouw en Voeren (RLHV).
‘En 2002, nous avons créé un réseau transfrontalier de sentiers de randonnée’, explique Bart Vandermeeren, coordinateur du projet. ‘Ce réseau existe toujours. Nous allons élargir prochainement notre offre avec un itinéraire de randonnée longue distance entre Maastricht et Liège et plusieurs boucles de randonnée de plusieurs jours. Mais nous avons également constaté qu’il était nécessaire d’intensifier la collaboration. Car même si nous sommes voisins, les frontières linguistiques et nationales font que nous agissons souvent chacun de notre côté, avec une concertation limitée. Nous manquons ainsi de nombreuses opportunités, notamment dans le domaine du tourisme durable.’
Les défis ne s’arrêtent pas non plus aux frontières. Les adaptations au changement climatique exigent une coopération, les animaux et les plantes rares ne tiennent pas compte des frontières et les cours d’eau tels que la Meuse et le Geer suivent leurs tracés, quelle que soit la langue parlée par les populations qui vivent sur leurs rives.
Bâtisseurs de ponts
Le 21 novembre 2025, la collaboration entrera officiellement en vigueur sous le dénominateur commun du Parc Frontalier Geer & Meuse et nous nous présenterons avec le lancement d’un logo et d’une identité visuelle.
‘Ce n’est pas évident,’ déclare Bart Vandermeeren. ‘Six communes, trois régions, deux pays et deux langues. Sans parler des nombreuses administrations, organisations et autres partenaires qui d’une manière ou d’une autre jouent un rôle dans la zone frontalière. Mais s’il y a une chose qui unit toutes ces personnes et organisations, c’est bien le sentiment qu’il y a encore beaucoup à faire. Des opportunités qui sont encore largement inexploitées et qui rendraient la vie, le travail et le séjour dans cette région plus agréables pour tout le monde.’
Beaucoup de choses sont prévues pour les mois et les années à venir. Les partenaires travaillent notamment à la valorisation du paysage et de la nature, en accordant une attention particulière à la vallée du Geer, qui présente un potentiel inexploité pour réduire à la fois la sécheresse et les inondations dans la région. Le développement de la mobilité douce est également à l’ordre du jour, avec des opportunités pour le développement d’un système de partage de vélos et de nouvelles liaisons fluviales. Pour ceux qui souhaitent découvrir tous ces attraits, le réseau de sentiers de randonnée sera étendu.
Nous tendons également la main à d’autres organisations et aux habitants de la région. À partir de l’année prochaine, ils seront les bienvenus aux moments-café du Parc Frontalier, des moments d’information où nous donnerons plus d’explications autour d’un café et serons à l’écoute de leurs idées.
‘Une grande réalisation dans la région est la Passerelle de Caster, qui sera achevée au printemps 2026. Il s’agira d’un pont suspendu de deux cents mètres de long, qui flottera à cinquante mètres au-dessus du canal Albert. La Passerelle de Caster s’inscrit parfaitement dans la vision du Parc Frontalier Geer & Meuse, car elle ne se veut pas une attraction en soi, mais constituera un maillon d’un vaste réseau de sentiers de randonnée qui permettra de découvrir les nombreux atouts du Parc Frontalier. De plus, l’accès à la passerelle de Caster sera payant et les recettes seront investies dans la valorisation de la nature et du paysage du Parc Frontalier. La Passerelle de Caster représente ainsi un beau symbole de la coopération transfrontalière. Ensemble, nous bâtissons des ponts, au sens propre comme au sens figuré.’















